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Trois questions à Stéphane Billaudel

  • Stéphane Billaudel
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Au bout de deux ans et demi passé à la présidence de la Maison Commune de la Marjorie, Stéphane Billaudel a décidé de ne pas solliciter un autre mandat. Celui-ci prendra fin le 04 juillet. L'occasion de faire un point sur son bilan et le regard qu'il porte sur ce quartier qui a fêté récemment ses 50 ans.

Stéphane, quel bilan tirez vous de votre présidence, votre regard a- t-il changé sur ce quartier qui reste un peu à part de la ville ?

Tout d'abord, ce quartier a toujours été le mien. J'ai fréquenté la MJC pendant toute mon adolescence, puis la Maison Commune pour des activités ponctuelles. Il y a quelques temps, Jacques Péllissard m'avait demandé de réfléchir sur un regroupement des deux associations suite à la fermeture de la MJC. La question était comment faire revivre les lieux avec les partenaires de la Maison Commune. De fil en aiguille, je suis rentré au C.A.et pris la présidence en janvier 2016.

A mon arrivée, la Maison fonctionnait très bien toute seule, tenant son rôle de maison de quartier avec beaucoup d'animations, et de centre social. Mon souci était que ce soit plus visible, il n'y avait pas de communication ni de site internet. J'avais envie de faire connaître les richesses de ses actions. Deuxièmement, il fallait revoir les statuts, Les associations et les jeunes qui représentent un tiers des membres étaient sous représentés. Enfin j'ai pensé faire des actions pour renforcer les rapports entre le quartier et la ville.

Quelles sont vos plus grandes satisfactions et peut-être vos regrets ?

Comme je le disais précédemment, j'ai toujours voulu renforcer les rapports entre le quartier et la ville. on a l'impression que les habitants du quartier ne se sentent pas chez eux une fois sortis de la Marjorie qui souffre à tort comme tous les quartiers périphériques d'une réputation sulfureuse...

Depuis 2016, on organise Octobre rose, ce qui amène beaucoup de gens extérieurs au quartier. Le marché artisanal également attire du monde. L'exposition sur les 50 ans du quartier va quitter nos locaux pour devenir itinérante à travers la ville à partir du 13 juillet. La construction du four à pain est certainement ma plus grande fierté, c'est le premier four à pain construit dans une zone urbaine.

Mon regret est le manque de temps, ce qui explique mon départ, mais je pense avoir lancé une impulsion. Je reste au CA et je ferai des actions ponctuelles.

La société a changé, quelles orientations devraient d'après vous prendre la Maison Commune ?

Au départ, il n'y avait pas de différence entre les usagers, qui étaient souvent bénévoles, et le monde associatif. Maintenant un fossé s'est creusé, on a d'un côté les citoyens qui sont devenus consommateurs et les professionnels qui proposent un service. Il manque un vecteur qui fasse que les habitants du quartier puissent participer à la vie de celui-ci. Le four à pain est un de ces vecteurs. Il n'y a pas de salarié pour allumer le four et n'importe qui a le droit de le faire fonctionner, il suffit de s'inscrire, particulier ou association.

Il est très dur de mobiliser les jeunes car difficile de savoir ce qu'ils veulent. A nous de leur proposer des activités plus motivantes. Au niveau des seniors, nous devons mettre le paquet sur la fracture numérique en accompagnant les gens et mettre à disposition un vrai service. Depusi 2017, nous avons initié " seniors au volant " dont le but est de les aider à garder leur mobilité. 

Nous ne nous substituons pas aux professionnels, nous voulons participer à enlever les freins qui existent à la base. Il faut aller vers les gens et voir quels sont les blocages qui les empêchent d'avancer.


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