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Quelle politique au sein de la communauté de communes Arbois Poligny Salins Coeur du Jura ?

  • Les élus "planchent" au château d'Artois.
  • Les élus "planchent" au château d'Artois.
  • Nicolas Debray en représentation.
Les élus du territoire échangeaient sur le sujet lors de la soirée du jeudi 27 avril, animée par l'association ADRETS au château d'Artois à La Chatelaine. L'occasion de questionner Gilles Beder, vice-président en charge de la commission « services à la population », sur cette thématique.

Gilles Beder, pourquoi ADRETS et quel est le rôle de cette association ?

Nous avons retenu ADRETS pour faire une étude de territoire déjà parce que cette association a une grosse expérience mais surtout ce qui nous a séduit, c’est l’esprit associatif, ce côté proximité, le sens de l’humain. Nous ne voulions pas une étude sèche avec le nombre d’habitants, ou l'âge moyen …. Cela nous le connaissons déjà, et avec ADRETS nous avons déterminé ensemble la méthode la mieux adaptée.
Une enquête de territoire qui a permis de faire remonter des choses très intéressantes, des demandes d’habitants comme un bulletin d’information à l’échelle de la nouvelle intercommunalité,  une solution intermédiaire entre le logement à domicile et l’EPHAD, des cours d’informatique. Etc...

Ce que l’on attendait de cette enquête au-delà d’être un travail intramuros bourg-centre c’était d’aller vers nos communes de manière à avoir une vision territoriale du service que l’on pouvait apporter. 

 

Comment ADRETS a-t-elle réalisé les enquêtes ?

Nous ne voulions pas de « super citoyens » c’est-à-dire ceux que l’on connaît déjà. Il y a beaucoup de personnes qui n’ont pas l’occasion de s’exprimer, peut-être par timidité, et ce sont ces gens-là qu’il faut interroger, ce sont eux qui en définitive sont les premiers intéressés par les services à la population.

ADRETS a donc collecté toutes les informations et à partir de là construit la réunion de jeudi. 60 élus et personnes associées étaient présentes, ça m’a fait plaisir parce que ça montre que les élus s’y intéressent et qu’on a tapé juste dans une délégation des services à la population. 

 

Chaque commune a ses problématiques, il ne sera pas simple d’harmoniser tout cela.

Absolument, l’optique c’est que ADRETS nous dresse un état des lieux, nous donne les grands axes et priorise trois actions qui soient visibles, rapides et financièrement tenables. La fusion des trois communautés de communes n’a pas toujours été comprise par les habitants, il faut donc que nous leur montrions de manière très significative le plus que cette fusion peut leur apporter et le plus c’est le service à la population ! 

 

 

Une ambiance "bon enfant" semblait régner au cours de cette soirée ?

Oui, les ateliers étaient très ludiques, l’important était que les maires n’aient pas l’impression de répondre à une interrogation écrite.
Des exemples très concrets ont été pris, des maires commençaient à sourire, d’autres à se dire mais oui c’est vrai. En fait le doigt a été mis sur des situations que chacun connaissait mais n’osait pas forcément en parler, pensant être le seul à avoir cette problématique. La soirée se poursuivait avec un spectacle extraordinaire « maire de famille » de Nicolas Debray, qui sous forme de conférence gesticulée parle de son expérience, de son vécu d’ancien maire à Etival-Ronchaux (Haut-Jura). 

 

ADRETS va réaliser son diagnostic territorial et ensuite ?

Ensuite c’est le comité de pilotage (COPIL) composé de Michel Francony, Jean-François Gaillard, des élus, des techniciens et bien sûr des financeurs, qui va reprendre les rênes pour prioriser. La démarche s’inscrit aussi dans la démarche départementale des services à la population. Il faut que nos actions soient coordonnées. Dès le 18 mai ADRETS va nous donner les grands axes et proposer trois actions prioritaires à mettre en œuvre tout de suite. Il faut aller vite, lancer les choses qui se voient et qui vont montrer que cette fusion un peu lourde à réaliser peut apporter des choses concrètes. 

 

 

Cette réunion a-t-elle été constructive ?

Oui, nous avons de très bons retours.
Au-delà de ce fait, réunir 60 personnes autour des tables a permis aux maires de se rencontrer et  de passer un bon moment de convivialité. Le but était aussi de faire passer le message que nous sommes au service de la population, mais on ne peut pas rendre ce service si l'on ne nous fait pas remonter les besoins. C’est un échange. On ne pourra pas bien sûr satisfaire tous les besoins tout de suite. On est en construction à la fois financière et administrative et nous ne devons pas nous planter pour que nos successeurs n’aient pas à revenir sur cette organisation.

 


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