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Polémique : Prod’ij gèrera le Bœuf sur le Toit en 2018


La décision a suscité bien des remous lors du conseil municipal, lundi dernier. Pour avoir voté contre, les deux adjoints Jean-Philippe Huelin et Valérie Galle ont été suspendus de leurs fonctions. Sur le terrain, la grogne monte…

Depuis le 1er octobre 2016, la municipalité avait confié à l’Amuserie l’animation culturelle de la salle de spectacle du Bœuf sur le Toit et de la Maison des Artistes. Parallèlement, l’association Cœur de Bœuf assurait l’animation de la salle club et des studios de répétition. Les conventions avec ces deux associations arrivant à échéance le 31 décembre prochain, la Ville a lancé une consultation sur la base d’une convention d’objectifs et de moyens auprès de différentes structures.


L’Amuserie a fait un bon travail, mais…


Sept ont présenté un projet : l’Amuserie, le Mausa, Prod’ij, Doc Prod, Côté Cour, Emmanuel Baigue et Laurent Ferrat.
Les trois premiers ont été sélectionnés et leurs propositions ont été réétudiées par un jury le 2 novembre dernier. « L’Amuserie a fait un bon travail au Bœuf sur le Toit, mais le projet qu’elle nous a remis ne correspondait pas au cahier des charges. Son approche est théâtrale alors que pour le Bœuf, elle doit d’abord être musicale », a argumenté Jacques Pélissard.

Concernant le Mausa (musée des arts urbains et du street art), « l’approche artistique était intéressante, mais les turbulences qui affectent le Mausa (NDLR des artisans et artistes n’auraient pas été rémunérés pour leurs prestations sur le site) m’ont conduit à ne pas donner suite ».
Enfin, Prod’ij a proposé « une approche d’ensemble du site unitaire et s’engage à assurer la programmation avec Troll’s Prod*. Monsieur Camacho (NDLR un des créateurs du 10.55 à Perrigny) doit s’appuyer sur cette structure et que les mercredis du Bœuf soient maintenus », a ajouté le maire de Lons. Une subvention de 100 000 euros est accordée à l’association pour gérer la salle durant 2018.

L’opposition n’ayant pas eu connaissance de ces décisions, elle a demandé, par la voix de Thierry Gaffiot, une suspension de séance. Cinq minutes ont été accordées aux élus. « Mis devant le fait accompli », ils ont voté contre la proposition et ont été rejoints dans leur position par deux adjoints : Jean-Philippe Huelin, délégué aux affaires culturelles, et Valérie Galle, chargée de l’animation.


Des difficultés avec les personnes


Jean-Philippe Huelin s’est expliqué sur « ses réserves », mettant en avant trois difficultés.
D’abord sur le personnel. « Rosa Cretenet a fait un boulot colossal pour remonter l’association Cœur de Bœuf. Si nous votons, nous lui annonçons qu’elle est au chômage le 1er janvier. »
L’élu a exprimé ensuite « ses craintes que Nicolas Liardon (NDLR régisseur général de la salle du Bœuf) veuille aller voir si l’herbe est plus verte ailleurs ».
Enfin, il a conclu « sur l’expérience de ce duo. Monsieur Jobard est sympathique, mais je vois mal comment il pourrait réaliser ce qu’il n’a pas fait hier. Et Monsieur Camacho n’a aucune expérience. Ils n’ont pas la capacité financière ni les réseaux. Je doute que cela marche ».
Ainsi, Jean-Philippe Huelin a conclu en demandant de prendre six mois à un an pour remettre le dossier sur la table, la municipalité n’ayant pas les partenaires pour l’ambition de cette salle.

« Je comprends ton amertume car tu as défendu la proposition de Monsieur Belhomme (NDLR du Mausa) », a répondu Jacques Pélissard, préférant miser sur « des gens nouveaux ». Valérie Galle a pris la parole, indiquant partager le sentiment de Jean-Philippe Huelin et son choix de votre contre.
« Les conditions ne sont pas réunies pour garder un fonctionnement serein », a ajouté Thierry Gaffiot.
« Chacun défend sa petite structure dans son petit coin, a répondu Jacques Pélissard, précisant que la convention serait signée pour trois ans. Un point sera possible au bout de douze mois. »

Le lendemain du conseil municipal, les deux adjoints étaient suspendus de leurs fonctions jusqu’au 28 février. Beaucoup de questions se posaient sur le terrain.


* L’annonce du partenariat est surprenante, l’association Troll’s Prod ayant fermé ses portes depuis le 31 juillet...


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