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Orgelet : opération "pieds propres" contre les crottes de chien

  • A partir d'un prélèvement Animagene peut retrouver le propriétaire du chien afin que la municipalité le verbalise.
  • A partir d'un prélèvement Animagene peut retrouver le propriétaire du chien afin que la municipalité le verbalise.
La municipalité recourt à une société pour signer génétiquement l'origine des déjections canines. Cela afin d'identifier et de punir le propriétaire de l'animal, face au préjudice de malpropreté subi dans les différents espaces publics.

Voilà une vieille épopée. En décembre 2006 déjà dans le bulletin municipal d'Orgelet Gérard Gay, bienveillant, craignait "que le meilleur ami de l'homme devienne l'ennemi public". Les maîtres étaient appelés au civisme et à la propreté après leurs passages périodiques dans l'espace public en n'y laissant pas l'objet du soulagement de leur animal en laisse.
Orgelet est pourtant une si petite ville où partout la nature est proche, la terre, cet immémorial lieu d'aisance et de labeur. Les urbains eux connaissent les points distributeurs des sacs "toutounet" pour emballer et emporter les surprises de leur domestique jusqu'à la prochaine poubelle. Orgelet en est pourvu de longue date.

En 2014, nouveau rappel aux citoyens, qui s'étaient exprimés unanimement contre les incivilités laissées sur le pavé de la cité. Il y était déjà question de "sévir" si aucune amélioration n'était constatée.

Patiente, en 2015, la ville installait alors de nouveaux panneaux de dissuasion à l'attention des "propriétaires de chiens qui ont confondu aires de jeux pour enfants avec aires de jeux pour chiens ... Des riverains ont choisi de placarder des affiches dans leur quartier pour alerter de leur mécontentement face à ce problème récurrent ... d'hygiène publique."

 

Après l'indicatif, l'impératif !

Il paraît que les excréments continuent à se décomposer, sous l'action des éléments et des mouvements de la population, chaque jour et chaque nuit d'année en années, devant les portes des immeubles dans les rues et allées d'Orgelet ...
Or, une nouvelle annonce vient d'être faite le 1er avril. Une annonce très sérieuse : "les crottes de chien traquées grâce à l'ADN". La société bordelaise Animagene, laboratoire d'analyse génétique animale, en est le garant. Cela consiste à comparer le profil génétique de cellules présentes dans la matière fécale, aux profils des chiens présents dans une base de donnée génétique canine automatiquement alimentée : "à la prochaine visite chez le vétérinaire, un prélèvement de salive de l'animal sera effectué et envoyé chez Animagene pour établir son profil génétique".

 

Une procédure qui a du chien...

Lorsqu'une incivilité se manifeste, fraîche ou peu datée, aux yeux d'un agent municipal, chargé de nettoyer pratiquement les saletés des orgeletains, celui-ci pourra, dans le cadre de sa mission de propreté, se saisir de l'affaire en effectuant un prélèvement biologique directement sur l'objet de verbalisation, et en ayant soin de ne pas contaminer les gènes présents dans cette matière première, à l'aide d'une spatule et d'une tige stérile. L'échantillon sera étiqueté et conditionné spécialement afin d'être expédié au laboratoire à Bordeaux pour une analyse ADN particulière.

"Cette analyse sera comparée à la base de données et permettra d'identifier le chien. A la première crotte, un avertissement sera envoyé automatiquement à son propriétaire. En cas de récidive, une contravention de 1ere classe sera envoyée, comme le prévoit l'article R.633-6 du Code pénal. Le montant du premier PV sera de 35€, puis sera doublé à chaque récidive. Le montant des amendes couvrira largement le coût de cette procédure."

La municipalité cite plusieurs villes qui ont déjà prouvé l'efficacité de cette répression systématique : Naples, Jérusalem, Londres ...

 


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