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Hôpital de Lons : le nouveau scanner passé aux rayons X

  • Eric Leboeuf et Erick Peysonneaux (de g. à d.) et le nouveau scanner tout neuf.
  • Eric Leboeuf et Erick Peysonneaux (de g. à d.) et le nouveau scanner tout neuf.
Malgré un matériel beaucoup plus performant, le délai d’attente des examens -hors urgences- reste élevé (environ 2 mois). Seul remède : un second scanner destiné à désengorger la file de patients.

Il s’appelle Siemens Somatom et il pourrait changer un peu de votre vie. Il, c’est le nouveau scanner qui vient d’arriver au centre hospitalier de Lons-Le-Saunier, un scanner permettant des « reconstructions d’images très bonnes et précises » décrit Erick Peysonneaux, responsable du service radiologie, en un temps plus réduit : 2 secondes seulement pour un scanner du thorax, ce qui permet par exemple de réduire les apnées demandées aux patients examinés.

L’autre atout majeur de la « bête » est invisible, mais non des moindres : « réduire l’exposition des patients aux rayons X, les doses à délivrer étant moindres qu’avant grâce à des capteurs plus performants ».

On le sait peu, mais l’essentiel de l’irradiation des populations civiles aux rayons X découle en effet d’imageries médicales. Le scanner étant environ 20 fois plus irradiant qu’une simple radio (l’IRM étant pour sa part non irradiant), le centre hospitalier de Lons investi donc 12 500 € HT/mois (location et maintenance du scanner inclues) pour réduire les risques liés à un excès de radioactivité. L’appareil, -entré en service début juin- effectuera environ 17 000 actes par an (soit autant que les radios et les échographies réunies) durant 7 ans, mais il ne réduira hélas pas les délais d’attente.

« Même en fonctionnant 24h sur 24, la machine tourne à 100% » relate Eric Leboeuf, cadre de santé du service. Si les patients hospitalisés peuvent tous bénéficier d’un scanner dans les 12 heures en cas d’urgence, ce délai monte à 2-3 jours pour les patients non hospitalisés…et à 2 mois en moyenne pour les cas non urgents !

Une nouvelle table radio numérique

 

Et la situation ne s’arrangera pas d’elle-même : même si les scanners sont utilisés avec parcimonie, les médecins y ont de plus en plus recours « avant ou pendant une opération, ou pour lever un doute » précise Erick Peysonneaux.

Face à ce problème, il espère « obtenir un second scanner à l’hôpital de Lons » ; la démarche est initiée mais une longue procédure commence (autorisations administratives en cascade). Du côté de la radio, une nouveauté vient aussi de voir le jour : une table numérique télécommandée permettant de beaucoup simplifier le travail des 16 manipulateurs du service, et de parvenir à la dématérialisation des images.

Une dématérialisation garante de la continuité des soins, grâce à un archivage et une facilité d’accès sans commune mesure avec le passé. Reste désormais à muscler le réseau sécurisé apte à transférer toutes ces données volumineuses entre services ou entre hôpitaux…

Lons assumera ainsi  pleinement son rôle d'hôpital de référence, alors que les  scanners les plus proches se situent à Saint-Claude, Dole ou Bourg en Bresse...

 


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