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Grands Mots… Grands remèdes…


Abrégeons voir un peu !

Et cetera… Et cætera… etc… etc…

C’est à peine un mot et il a tout juste sa place dans cette chronique. Plutôt une locution adverbiale. Et pourtant que de difficultés !

Il y a d’abord l’orthographe. Les trois susdites sont possibles.

Il y a la prononciation qui fait souvent apparaitre un k venu de nulle part et qui aurait tout à gagner à y retourner : non pas èk-ssé-té-ra mais ètt-ssé-té-ra.

Et il y a aussi les points de suspension qui n’ont point à suspendre ici puisqu’il n’y a point de suspens : la locution qui signifie « et tous les autres » clos définitivement la liste.

Et puis il y a souvent cette répétition insistante en forme de tic ou toc verbal : « etc. etc. »

Dirions-nous : « et tous les autres… et tous les autres… » de façon redondante sans passer pour un gaucher contrarié ou pire encore pour un claudiquant de la glotte ?

Ou même un clopinant du chef.

Nos voisins anglais, tout brexits qu’ils soient, ont bien raison de dire « and so on » évitant de s’entrouper dans d’exubérantes racines latines.

Toutes ces abréviations, dont nous sommes abreuvés chemin faisant, nous déroutent.

Tout a commencé par l’inscription INRI sur la croix du Christ. « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs ». En langue de l’époque : Iesvs Nazarenvs, Rex Ivdæorum, inscription dont on retrouve la première trace au IVème siècle.

Et puis la parole s’est déliée et les accros aux acronymes, ces tatouages de la langue, se sont lâchés tout dicos répandus.

Il y eut CQFD, SNCF, puis les OVNIS, les achélèmes, le SIDA, LOL, puis PTDR… La CGT et le MEDEF ! Et aussi la FIFA …

Etc.


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