Hebdo 39 Lons-le-Saunier


Emouvant hommage aux 3.000 canadiens de la Joux

  • Les autorités civiles et miltaires ont dévoilé la stèle.
  • Les autorités civiles et miltaires ont dévoilé la stèle.
  • Les hymnes nationaux joilment interprétés par le Jura Highland Pipes and drums.
  • Les uniformes de la grande guerre reconstitués avec soin.
Cent ans après la fin de la première guerre mondiale, la lumière a été faite sur leur titanesque travail consistant à abattre 218 000 m3 de résineux et à envoyer planches et traverses vers les tranchées.

Etrange atmosphère au cœur de l’épaisse forêt de Joux : dans une clairière jouxtant la belle maison forestière du Chevreuil recueillement, émotion, et hymne national du Canada larmes se sont élevés entre les épicéas au matin du 29 septembre.

Après « 100 ans d’oubli », l’heure était en effet venue de rendre un vibrant hommage aux 3.000 soldats canadiens ayant soutenu dans cette forêt l’effort de guerre loin des tranchées. Des tranchées qu’ils ont pourtant alimentées de 218 000 m3 de résineux au total a rappelé Evelyne Comte, maire de Supt : 5 énormes scieries débitaient dès 6 h du matin planches, traverses de bois ferrée, bois de chauffage, etc . Les bateaux transportant ces matières premières indispensables étant coulés par les troupes allemandes, le savoir-faire et l’expérience des bûcherons canadiens ont donc été mis à contribution de janvier 2017 jusqu’en mars 1919. 100 ans plus tard, une stèle rappelant leurs sacrifices a été dévoilée au cœur de la forêt en présence des autorités civiles et militaires (dont le 6e régiment du matériel, représenté par le colonel Vincent Monfrin et ses hommes). L’attaché de défense auprès du gouvernement canadien a été touché de voir « ces vaillants efforts commémorés…/…afin que la présence canadienne ne tombe pas dans l’oubli ».

La reconnaissance de la France

Le camp du Chevreuil, le plus important des six camps, comptait une scierie, le quartier général, le moulin, le four à pain, une forge, un terrain de base ball, un cinéma et (à proximité) un hôpital de campagne, un service vétérinaire (600 chevaux étant mobilisés dans la Joux), et une prison (pour les réfractaires). Seul un four à pain subsiste aujourd’hui (la plupart des bâtiments en bois n’ayant pas résisté aux outrages du temps) ainsi que 27 tombes (8 à Supt, 18 à Champagnole et 1 à Censeau où des hommages ont également été rendus). Outre la stèle, les hommages ont pris de nombreuses dimensions : exposition des écoliers du Sivos de l’Angillon, hymnes nationaux très remarqués par le Jura Highland Pipes and drums (cornemuses), démonstration de sciage à l’ancienne (scie passe-partout) et de sangliers, démonstration de danse par « Folk pour tous », exposition de véhicules anciens, etc.

La compagnie de la Courbière (dont la vocation consiste à reconstituer les époques 1618-1918) avait délégué plusieurs poilus, des infirmières militaires et même deux soldats canadiens dans leurs costumes d’époque. Parmi les 300 personnes émues, Ghislaine Prudent, qui venait faire les foins avec ses parents agriculteurs dans cette même clairière il y a 60-70 ans. Ou les descendants de ces soldats, puisque certains mariages eurent lieu à Supt à l’époque…

Au final un vibrant hommage affirmant « la reconnaissance de la France pour l’aide apportée par nos cousins ou nos frères pendant la première guerre mondiale » comme l’a rappelé Richard Vignon, préfet du Jura.

 



Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire



Les journaux partenaires

© 2013-2018 Hebdo 39 Lons-le-Saunier • Tous droits réservés • Réalisation : Jordel Médias
Plan du siteMentions légales