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Elections législatives : un seul fauteuil pour deux Républicains ?

  • Un seul fauteuil pour deux Républicains...
  • Un seul fauteuil pour deux Républicains...
  • Benjamin Marraud des Grottes.
  • Cyrille Bréro.
Sur la première circonscription, celle laissée libre de Jacques Pélissard, se profile un duel fratricide à droite, entre deux candidats chacun estampillés Les Républicains, à leurs manières respectives. Explication de texte...


Benjamin Marraud des Grottes, pourquoi vous présenter à cette élection législative face à un autre candidat de votre famille politique ?

J’ai entendu les préoccupations des adhérents LR que j'ai rencontrés tout au long de la campagne des primaires et lors des deux tours de l’élection présidentielle qui ont fracturé la Droite au niveau national et au niveau départemental.
Les argumentaires de campagne ont été distribués à l'occasion du Conseil National des Républicains du 14  janvier dernier ; ils étaient clairs à la fois dans la dénonciation de la politique du gouvernement et sur la personne de Macron, déjà candidat.
J'ai cru comprendre, avec les militants, qu'il était du devoir de chacun de monter au créneau, par tous les moyens possibles, contre la gauche et ses représentants. Le suivi local de ces mots d'ordre impératifs se sont résumés à quelques articles "soft" et par la participation (c'était le moins) au meeting de F. Fillon à Besançon ...
J'ai relevé, auparavant, la neutralité de Cyrille Bréro pendant la primaire et l'engagement de Jacques Pélissard pour Bruno Le Maire dont on connait désormais le destin. Tout ceci n'a pas échappé aux adhérents LR qui n'ont eu de cesse de réclamer plus de mobilisation. Le point d'orgue fut atteint lorsque Jacques Pélissard, puis Cyrille Bréro ont dit qu'ils voteraient Macron. Mon chemin personnel se sépare de ces gens-là, à ce moment précis. Macron, c'est la gauche et la gauche ne représentera jamais les intérêts de la France...


Avez-vous conscience qu'en engageant ce duel fratricide, vous risquez probablement d'offrir un boulevard à la gauche ?
Je commence à avoir une certaine expérience de la vie politique.
Ce refrain-là, je l'ai entendu lorsque Marie-Christine Dalloz s'est présentée, en dissidence, contre Yves Garnier, candidat investi par l’UMP en 2007. Le système local a vécu. Les gens le savent.
Le clientélisme politique qui génère des compromis ne doit pas perdurer. La rengaine selon laquelle on ne gagnera qu'en ouvrant à des "personnalités" de gauche est dépassée. C'est fini !
Certains le disent tout haut, Ils sont punis. D'autres le murmurent, ils sont écartés et d'autres, encore, se taisent mais n'en pensent pas moins...
Bien sûr, il y aura toujours des individus qui suivent par conviction ou par servilité, les places sont limitées, ils n'iront pas loin. Ils n'oseront jamais ... Bien leur en soit, ce n'est pas mon cas !

En quoi votre projet politique est-il différent de celui proposé par le candidat "officiellement investi", Cyrille Bréro ?
Cyrille Bréro n'est ni mon ennemi ni mon adversaire.
Mon seul adversaire, c'est la gauche sous tous ses angles, macroniste, socialiste (c'est la même chose), communiste, gauchiste, écolo-gauchiste etc ...  Je suis clair. 
Le front républicain me révulse et je conduirai, avec mes amis et ceux qui le désirerons, une campagne de droite en dénonçant l'insécurité, la multiculturalité.
Je n'irai pas chercher des voix chez ceux qui ont du mal à s'intégrer tout en profitant des bienfaits d'une France trop généreuse. 
Ces sujets se trouvent dans le projet des Républicains, j'y adhère sans conditions. Et puis, je pense que pour convaincre un maximum d'électeurs et d'élus, il faut leur dévoiler tout ce qui se dit sous le manteau : comment on construit un système, comment on le gère, comment on en profite. Quelles sont les manœuvres souterraines pour les Sénatoriales par exemple ...
Voilà ce qui me différencie de mon concurrent. Je ne céderai devant aucune pression et aucune menace, d'où qu'elle vienne.

La réaction du principal concerné...

Cyrille Bréro souhaite pour sa part, s'appuyer sur sa légitimité. Tout en voulant incarner "une droite d'ouverture, ferme sur ses valeurs, mais ouverte à la réussite du pays". Ainsi, il observe :

"Cet épisode est un épiphénomène. Les dissidences ne m’intéressent pas.

Je suis personnellement respectueux des règles de ma famille politique : j’ai obtenu l’investiture nationale des Républicains et l’UDI en janvier dernier, je suis donc le seul candidat légitime de la Droite et du Centre sur la première circonscription du Jura.
Outre la légitimité de notre mouvement, je revendique également une légitimité de terrain : chacun sait, aujourd’hui, mon engagement sans faille, mon énergie, ma proximité pour faire avancer les dossiers de nos concitoyens et de notre territoire. On attend d’un futur Député qu’il soit avant tout efficace et qu’il ait fait ses preuves.
Egalement une légitimité d’élu reconnue : être Député, ça ne s’improvise pas à quatre semaines d’un scrutin, il faut connaitre les dossiers municipaux, départementaux, les rouages de l’Assemblée Nationale.
Aussi une légitimité d’expérience : pendant près de cinq ans, aux côtés de Jacques Pélissard qui me soutient pleinement dans cette élection, j’ai appris les rudiments de la fonction parlementaire. Quelles portes il faut pousser, quels réseaux il faut activer pour trouver des solutions pour notre bassin de vie…
Enfin, une légitimité de soutiens : j’ai derrière moi des élus municipaux, communautaires et départementaux de toute la circonscription, des militants, des personnes de la société civile, du monde associatif, du monde de l’entreprise, de l’industrie, des artisans et des ouvriers, des jeunes et des moins jeunes. Certains revendiquent le rassemblement, moi j’ai la modestie de penser que je l’incarne au-delà des clivages.
Aujourd’hui, plus personne ne veut des vieux fonctionnements d’hier. Cette politique politicienne, cette vieille politique où l’on s’oppose sur tout et par principe, cette politique d’étiquette, les Français n’en veulent plus".
Et de conclure :
"Je veux représenter une droite nouvelle, ouverte, rassembleuse, humaniste et solidaire. Ferme sur ses principes et ses valeurs, mais dans l’engagement et la responsabilité pour une France rassemblée. Avec la volonté ferme et résolue d’avancer pour notre pays. Après le quinquennat catastrophique de François Hollande, la France n’a plus d’autre choix de réussir".

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