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Champagnole : le débat d’orientation budgétaire est voté

  • Le débat d’orientation budgétaire (DOB), a été approuvé par les élus de Champagnole. Le budget sera voté le 19 décembre.
  • Le débat d’orientation budgétaire (DOB), a été approuvé par les élus de Champagnole. Le budget sera voté le 19 décembre.
  • À l’occasion de ce débat d’orientation budgétaire, Clément Pernot prenait la parole pour faire part de ses inquiétudes quant à l’oubli des territoires ruraux dans la politique nationale.
C’était le gros morceau du dernier conseil municipal du mardi 21 novembre. Le débat d’orientation budgétaire (DOB), a été exposé par Pascal Tissot, conseiller municipal délégué en charge des finances. Le budget sera voté le 19 décembre.

L’élu en charge des finances débutait son propos en rappelant un contexte national difficile avant de souligner que les objectifs fixés au DOB 2017 ont été respectés ajoutant que si « les dépenses ont diminué plus que les recettes, cela permet d’assumer les 600 000  euros de baisse de dotations. Pour 2018, les dépenses de personnel semblent avoir atteint leur plancher, d’autres pistes d’économie seront étudiées ».
Concernant les dépenses de personnel, le Maire Guy Saillard précisait avoir « annoncé que ce serait 17 emplois en moins. On est à moins 17. C’est regrettable. Ce n’est pas de gaité de cœur que je ne renouvelle pas un départ en retraite ou que je mette fin à des CDD. Il y a eu 23 départs en retraite ou non reconductions de contrat et 6 embauches ».

Les orientations budgétaires proposées

Concernant le programme d’investissement pour  la suite du mandat, c’est Guy Saillard qui a  évoqué les principales opérations envisageables et  celles qui figureront au Budget Prévisionnel. « Sachant qu’il est prévu de limiter encore notre emprunt à 500 000 euros par an sauf si besoin, on a des recettes qui arrivent de la section de fonctionnement et de l’amortissement de l’ordre de 2 500 000 sur 3 ans », affirmait-il. Les principaux investissements concerneront la nouvelle école en construction sur le stade annexe Léo Lagrange : « 900 000 euros sont déjà engagés avec la Communauté de Communes pour la construction de la nouvelle école. On aura toujours des travaux dans les bâtiments communaux de l’ordre de 250 000 à 300 000 euros. Nous allons également poursuivre le programme d’entretien routier et continuer l’aménagement du Vieux Champagnole ». Sur les trois années à venir, « on peut estimer que nous aurons un budget d’investissement à hauteur de 2 200 000 à 2 300 000 euros », concluait-il. 

Pour la 12ème année consécutive : les taux d’imposition n’augmenteront pas

Pascal Tissot annonçait que pour la 12ème année consécutive, les impôts n’augmenteront pas en 2018. Sur la question de la fiscalité, le Maire ajoutait : « ce serait illusoire de vouloir baisser la taxe d’habitation et la taxe foncière à Champagnole. Par exemple, si on faisait une baisse de 25%, ce serait ressenti que pour 11% car sur la taxe foncière, il y a la part communale et il y a la part départementale. C’est pareil sur la taxe d’habitation. Ce serait demander des efforts incommensurables et non réalisables à la commune pour un infime bénéfice pour les champagnolais. Quand je lis qu’un Maire a baissé l’impôt de 0.5 %, c’est de la poudre aux yeux. Ça serait dangereux pour la commune. Mais pour autant, nous n’allons pas augmenter les impôts ».

Jean-Louis Duprez réitère sa demande de bus

Lors de cette séance, Jean-Louis Duprez a réitéré au nom des élus de la minorité sa demande d’étude pour la mise en place d’un bus dans la Ville. « Nous sommes persuadés, qu’à un moment ou à un autre, la ville ne pourra pas faire l’économie de ce service. Alors comment et sous quelles formes, je n’en sais rien ! Mais quand on voit les projets de la Communauté de Communes avec la mise en place de la maison médicale, qui est une excellente chose, ce serait irresponsable de ne pas regarder la mise en place de ce service. Il y a beaucoup de personne qui ont des difficultés pour se déplacer. Je voudrais donc qu’on regarde de plus près dès l’année prochaine la mise en place de ce projet », expliquait-il.
Et Clément Pernot de répondre : « Pour le problème de la mobilité, vous avez raison  et c’est le Président du Conseil départemental qui répond. Sauf que les schémas proposés sont insupportables dans le contexte des restrictions budgétaires nationales imposées. Il faut inventer une nouvelle formule. Un bus, cela ne pourra pas fonctionner. On y réfléchit et je pense que des réflexions pourront aboutir ».

Ruralité versus urbanité : Clément Pernot s’indigne

À l’occasion de ce débat d’orientation budgétaire, Clément Pernot prenait la parole pour faire part de ses inquiétudes quant à l’oubli des territoires ruraux dans la politique nationale ; un discours de politique générale adressé à ses pairs. « Je crois que personne ne mesure encore l’impact des mesures gouvernementales prises ces dernières années avec les baisses de dotations. Aujourd’hui un certain nombre d’entreprises du BTP – la discrétion des chefs d’entreprises fait qu’ils ne prennent pas la parole – sur le secteur a dû réduire sa masse salariale. Je vous invite à vérifier cette baisse en termes d’emplois. J’enrage de voir que personne ne communique sur ce sujet. Allez voir les entreprises qui étaient florissantes il y a quelques années en arrière et qui ne le sont plus aujourd’hui, lié au fait qu’il y ait une purge organisée par l’État sur les collectivités locales.
Heureusement qu’il existe des territoires dynamiques tel que le nôtre. Si nous avons aujourd’hui la capacité financière d’intervenir, ce n’est plus lié au fait que l’État nous concentre quelques dotations, c’est lié au fait que nous ayons développé l’économie de notre Territoire ; l’économie commerciale qui aujourd’hui nous permet d’envisager sereinement l’avenir. Les territoires qui n’ont pas bénéficié de cet apport, nous envient. Demain nous allons continuer notre marche en avant car l’argent nous continuons de l’investir pour accueillir encore de nouvelles entreprises, cela continuera de générer une économie locale pour avoir des projets.
Je le dis car sur les  dernières années, jamais un gouvernement n’aura été si racketteur. Je trouve la situation injuste ; les initiatives qui génèrent de l’économie, c’est chez nous que cela se passe. On nous a coupé les ailes et je le regrette !
Le vrai combat aujourd’hui, il n’est pas de droite ni de gauche, il va opposer demain la ruralité à l’urbanité dans un conflit qui devient vraiment latent. L’État ne va travailler qu’avec 319 collectivités qui correspondent au seuil des 70% de l’investissement public. On oublie les 30% qui font vivre 30 sociétés dans nos localités. Chers collègues, nous n’existons pas, nous ne comptons pas, on ne nous considère pas… ! Je m’interroge sur les capacités que l’État va laisser à nos petites collectivités rurales locales 
».


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