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C.G.T. : Les comités Bourgogne et Franche Comté fusionnent

  • Philippe Martinez avec les responsables régionaux de la CGT.
  • Philippe Martinez avec les responsables régionaux de la CGT.
  • Philippe Martinez avec les responsables régionaux de la CGT.
Réunis pour la première conférence régionale, le 24 avril, au Manège de Brack à Dole, les délégués des unions syndicales venus des huit départements de la grande région ont pu, en présence du secrétaire général de la confédération syndicale, Philippe Martinez, acter la fusion et définir leur nouvelle organisation. Une occasion de revenir avec le leader syndical sur les nombreux points chauds du moment…

Deux ans après la réforme territoriale qui a modifié le nombre des régions, les comités C.G.T. de Bourgogne et de Franche Comté ne forment désormais plus qu’une seule entité forte de 25 000 adhérents. La première conférence régionale, qui s’est tenue le mardi 24 avril dernier à Dole, a pris acte de ce changement de statut et la nouvelle organisation territoriale. Philippe Texier, « l’ancien secrétaire régional » de Bourgogne nous précisait que si la centrale a souhaité prendre son temps avant de créer un comité mixte, ce n’est pas seulement « parce la C.G.T. ne marche pas au sifflet face à une injonction administrative » mais surtout parce qu’il « était nécessaire de prendre le temps de réfléchir et d’engager un véritable travail de fond, afin de proposer des réponses adaptées aux salariés, dans une région coupée en deux et dans laquelle il faut faire face à la fois à l’attractivité de l’Ile de France, au travail frontalier, ainsi qu’à la multiplication des contrats intérimaires dans l’industrie »…

La confédération cherche à développer des moyens innovants de soutien aux salariés, en travaillant autour de plusieurs axes allant de l’emploi, des services de santé, du développement économique, aux transports et à l’aménagement du territoire en passant par le développement durable.

Visite aux cheminots…

À l’occasion de sa visite dans la région, Philippe Martinez, s’est rendu au dépôt SNCF de Dole, l’occasion pour le secrétaire général de soutenir les cheminots et de revenir sur le conflit qui oppose l’intersyndicale au Gouvernement. D’après lui, la grève pourrait très bien s’arrêter, si enfin les syndicats trouvent des interlocuteurs qui ne font pas semblant de dialoguer. Très critique sur la méthode de la Ministre des Transports qui prétend être ouverte à la concertation, mais qui annonce à la presse la filialisation du Fret ou encore la date de la fin des embauches au statut, sans que les syndicats n’aient été concertés, Philippe Martinez l’est tout autant vis à vis de la direction. Selon lui, malgré des tentatives de créer un plan de communication afin de faire croire à un essoufflement du mouvement en augmentant les moyens de transports, le taux de grévistes reste stable, mais surtout l’unité syndicale est toujours inébranlable. Les cheminots sont déterminés à se faire entendre et il n’est pas impossible que le mouvement perdure durant l’été…

UN 1er Mai en ordre dispersé…

Malgré l’unité affichée à la SNCF, comme lors de nombreux mouvements destinés à défendre le service de santé, le défilé du 1er Mai ne sera toujours pas cette année unitaire. Face à la multiplication des initiatives, à quelques mois d’échéances importantes pour l’ensemble des centrales syndicales, le leader de la C.G.T. semblait regretter ce manque d’unité le 1er mai alors qu’elles sont réunies lors des contestations. 

Une critique de l’action gouvernementale…

Alors que Philippe Martinez est convaincu que le mouvement social actuel est beaucoup plus large que les précédents (2016 par exemple) et qu’il touche les problèmes très concrets de la population, il espère que les quinze prochains jours, avec leur cortège de jours fériés et les vacances, seront propices à l’explosion du mouvement social. Face au Gouvernement, dont il critique violemment l’action, lui reprochant son manque de dialogue, pointant l’impossibilité de négocier, sauf à la marge, Philippe Martinez estime que la seule solution est d’établir un véritable rapport de force. À charge après, pour les partis politiques de faire leur travail en proposant et en portant des projets alternatifs. Si le leader de la confédération comprend les manifestations initiées, entre autre, par Jean-Luc Mélenchon et son mouvement (LFI), il rappelle cependant que jamais la C.G.T. ne s’associe aux partis, mais surtout qu’il préférerait de véritables actions politiques. 

La faiblesse syndicale en France…

Après le chantier de la SNCF, deux autres grandes réformes attendent les syndicats Français, les retraites et l’apprentissage. Or, la faiblesse endémique du dialogue social dans notre pays, n’est pas une résultante unique de la méthode du Gouvernement. En effet, la faiblesse systémique de la représentation syndicale dans notre pays, qui ne fait que s’aggraver d’année en année, est la cause principale de cette absence de dialogue. La véritable question à laquelle les syndicats vont être confrontés  dans la décennie qui arrive afin de pouvoir répondre aux problèmes des salariés, va être de renforcer leur pouvoir d’attractivité et leur implantation dans les entreprises. Une tâche qui, aujourd’hui, parait bien difficile…



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