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Alerte : les abeilles désertent leurs ruches

  • Jean-Paul Gaillard montre ses ruches, vides de tout occupant.
  • Jean-Paul Gaillard montre ses ruches, vides de tout occupant.
Plusieurs apiculteurs ont découvert leurs ruches vides. La nosémose qui provoque des diarrhées aiguës chez les abeilles pourrait à nouveau avoir frappé.

Pour Jean-Paul Gaillard, c’est un véritable crève-cœur. L’apiculteur amateur depuis 1976 a découvert, il y a quelques jours, que ses abeilles avaient déserté les six ruches se trouvant sur son terrain à Lons-le-Saunier. Il a multiplié les appels pour vérifier s’il était le seul touché. « Mon ami, qui habite près de chez moi, a constaté qu’il avait perdu ses cinq ruches », se désole-t-il. Même retour des personnes qu’il a interrogées à Montain, au Pin, aux Deux-Fays…

Le passionné cherche à comprendre. Elles sont mortes sur provisions donc ce n’est pas un problème de nourriture. Elles ne sont pas mortes de froid puisqu’il n’y avait pas de cadavres. Elles ont été traitées contre le Varroa. Les reines n’étaient pas vieilles. Elles ne vivent pas dans un environnement touché par les pesticides… L’explication la plus vraisemblable est que ses 60 000 abeilles – seules une centaine ont survécu – ont été attaquées par le champignon Noséma. La nosémose de l’abeille est une maladie des abeilles adultes qui affecte le tube digestif et provoque des diarrhées aiguës pouvant aller jusqu’à la mort de l’abeille et causer la perte de la colonie si de nombreuses ouvrières sont touchées. L’explication semble d’autant plus crédible que les personnes ayant traité leurs abeilles avec les services vétérinaires (Apistan, Apivar) semblent être moins touchées que celles qui utilisent des produits non agressifs comme Jean-Paul Gaillard (Thymol, huiles essentiels).

Réinvestir dans des essaims, des cadres…

Jean-Paul Gaillard doit désormais détruire tous les cadres et passer ses ruches au chalumeau pour supprimer le champignon s’il est présent. Il a commandé deux nouveaux essaims. Un vrai budget, un essaim coûtant entre 100 et 150 euros… Mais il aimerait avoir du miel cet été !

Sandrine Bar, apicultrice professionnelle de « L’abeille du Jura sud », à Moirans-en-Montagne, témoigne aussi de cette situation très tendue. « J’ai fait le même constat depuis l’automne. Au vu des symptômes que j’ai observés, je pencherai vers le Nosema Cerenae. Nous vivons une année catastrophe, mais je veux rester optimiste. »

 

 


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